Intrigue est une jument de club qui est décrite comme paniquant au paddock, et plutôt difficile à sortir en licol. Elle embarque, ou casse les clôtures pour retourner au box. Montée, elle a un comportement "normal".
Voilà un comportement qui ne colle pas du tout avec ce qu'on apprend de l'éthologie équine : le cheval est un animal de fuite qui a besoin d'espace pour pouvoir échapper à un prédateur. Généralement claustrophobe, il lui faut un apprentissage pour rentrer dans un van et parfois même pour supporter le box. Cette jument est mal à l'aise en liberté...
Son box est plutôt grand, situé dans une toute petite écurie ouverte sur l'extérieur, dont les boxes permettent largement les contacts physiques (parfait !). Il y a trois chevaux ici. Autant dire que cela forme une structure de troupeau correcte, il y a sûrement même de fortes affinités entre chevaux. Elle a plutôt bon oeil, mais le dessus de l'encolure est contracté voire noué ce qui tant à dire qu'elle est de tempérament anxieux.
En posant une ou deux questions, j'apprends que la jument est lâchée seule. La solution saute à l'esprit de mon interlocuteur : la mettre au pré avec un autre cheval ! Je recommande de la mettre avec ses compagnons (ou au moins l'un d'eux) d'écurie. Evidemment, le succès n'est pas garanti, la phobie est peut-être ailleurs j'espère avoir des nouvelles....
Je conseille aussi d'éventuellement faire vérifier la vue : si la jument perçoit mal son environnement, le manque de contrainte physique, donc ici de guide, de barrière tangible, pourrait faire qu'elle soit complètement perdue et donc apeurée en milieu inconnu (le paddock).
Le besoin de compagnon est primordial chez le cheval. Même si il est particulièrement adaptable, il souffre du manque de contact. L'individu à fort comportement social - on dira plus grégaire que la moyenne, en réalité c'est qu'il s'adapte moins bien à la solitude - peut avoir un comportement dangereux pour lui-même et les autres lorsqu'on le sépare de ses compagnons.
Au travail, en fonction du cavalier, cela peut s'avérer une catastrophe si le cavalier ne sait pas tisser de lien ou au contraire cela peut permettre une relation très forte avec le cheval qui peut se rendre alors très disponible car complètement assujetti à son meneur.
On peut aussi penser que ce type de trouble comportemental (comme beaucoup d'autre) est lié à un manque de confiance en soi du cheval qui compte exclusivement sur les autres pour être en sécurité. Il semble que des massages pourraient alors permettre au cheval de se reconnecter avec son corps et le rendre plus confiant. Pour le moins, cela permettrait de tisser des liens plus fort avec les deux pattes, ce qui est toujours positif !
Pour finir, j'ajouterais que divers traumatismes peuvent être à l'origine de ce trouble : une trop longue privation de liberté avec une longue période dans son jeune âge exclusivement au box, un accident au pré... le sevrage précoce (en particulier effectué au box) peut aussi être une cause...
mercredi 11 avril 2012
samedi 7 avril 2012
journée au lycée agricole (troisième partie : le cheval agressif au box)
Je laisse partir le brave Cobalt qui commence à trouver cela un peu long et je parle alors un peu de Manhattan, ce cheval dont on m'avait parlé lors de ma visite des écuries.
Il est agressif et charge, difficile à nourrir, et pour nettoyer le box. Il faut le chasser au fond pour apporter son repas, l'attacher dehors ou le surveiller et le chasser continuellement pour curer. La seule bonne chose à faire est de le sortir pour faire le box !
Au travail, à l'extérieur, il est correct.
Mal à l'aise d'être debout au milieu de la carrière, de parler au micro, je ne dis vraiment pas tout ce que j'aurais du dire, et reste dans le très général et l'imprécis : éviter les mouvements de recul lorsqu'on donne à manger et que peut-être (sûrement), ce cheval serait mieux dehors avec du foin à volonté. Je pense tout de même à expliquer que sa bulle personnelle s'étant jusqu'aux limites du box, et qu'il ressent toute intrusion comme une agression...
Voilà ce que j'aurais du dire d'autre :
Donc, c'est une intrusion, le cheval est généralement agressif que parce qu'il croit être en présence d'un dominé qu'il doit pousser pour prendre sa nourriture et que celui-ci ne bouge pas, mais plus souvent parce qu'il a peur. Même si il peut y avoir une forme de relation dominant/ dominé avec le cheval, celui-ci sait que l'homme n'est pas un concurrent sur le plan de l'alimentation. Le cheval domestique ne ressent généralement pas le besoin de protéger sa gamelle vis à vis de l'homme. Donc, très probablement, ce cheval a peur. Pas nécessairement de mauvais traitement, mais à cause de l'intrusion, à cause de l'insécurité liée au box, à cause de maladresses répétées qui lui ont appris que son inquiétude est justifiée, il ressent aussi très probablement une frustration qui se traduit par un comportement agressif...
Il faut penser à une petite chose : il y a 130 chevaux dans ces écuries, il faut forcément attendre pour être nourri : certains chevaux le tolèrent très très mal (le dominant est le premier à avoir accès aux ressources, ce n'est pas logique qu'il doive attendre !)
Il faut penser à une petite chose : il y a 130 chevaux dans ces écuries, il faut forcément attendre pour être nourri : certains chevaux le tolèrent très très mal (le dominant est le premier à avoir accès aux ressources, ce n'est pas logique qu'il doive attendre !)
Avant d'entrer, il faut marquer une pause, si possible en attitude neutre. Si possible, l'image impressionnante et quelque part magnifique du dresseur qui se laisse charger et claquer des dents au ras de la figure dans "Danse avec lui" si elle a un fond justifiable, me semble pour le moins surréaliste. Les chevaux ne mangent pas les hommes, mais enfin ils leur arrivent de les blesser gravement.
Pour le nourrir, il va falloir ensuite lui demander effectivement de s'écarter. Mais pas de cris, pas de colère, pas d'ordres brutaux : c'est lui donner raison et justifier le sentiment qu'il a du besoin de se défendre. Une gaule de dressage pour l'écarter me semble une bonne solution, utilisée d'un geste doux, pour le faire se décaler dans un mouvement de recul ou latéral. Il faut parler, d'une voix grave, si possible, un peu sèche mais d'un ton calmant. Surtout, ne pas monter dans des suraigües hystériques, qui ressembleraient en fait, aux couinements des chevaux qui se cherchent.
On pose le seau, le foin et on marque une pause. Partir rapidement ressemblerait à de la fuite et confirmerait un statut de dominant au cheval.
On entre là dans un paradoxe, qui explique les comportements démontrant l'insécurité des chevaux vis-à vis des deux pattes : à la fois, l'homme se veut dominant et pour cela manifeste parfois des comportements agressifs, mais en même temps il a des attitudes de retrait qui autorisent qu'on le chasse. Il est alors assimilé à un prédateur -éventuellement peu sûr de lui - à un individu incompréhensible et absolument pas fiable ou à un dominé frustré, qui compense en agressant maladroitement. Toujours est-il que le cheval ne sait pas toujours bien comment gérer cet individu contradictoire.
Retournons avec Manhattan.
Le seau est posé et on attend, un peu. Si l'on voit une descente d'encolure, un soupir, même un évitement (le cheval regarde ailleurs) on peut reculer et sortir.
Cela ne résoudra pas nécessairement le problème mais au moins ne l'empirera pas comme pourrait le faire les "leçons" à grand renfort de cris et menaces : au moins on commence à lui montrer que l'on est pacifique. Une autre solution, probablement plus sécuritaire, est de sortir le cheval lors de la distribution.
En dehors de la prise alimentaire, il faut aussi rassurer ce cheval.
Je suppose qu'une thérapie basée sur un abord progressif fonctionnerait très bien :
les détails sont difficiles à expliquer ici car ils dépendent directement des réponses du cheval. Il faut tenter le plus tôt possible le contact mano-nasal, rester neutre, faire beaucoup de pauses pour laisser au cheval le temps d'accepter. Eventuellement ressortir, selon la pression que manifeste le cheval. Si le cheval cherche à charger, il faut éviter de reculer -mouais ! c'est facile la théorie, il faut surtout rester en bonne santé - il faut soit tenter d'ignorer ce comportement indésirable, soit demander la cession, voire le retrait.
Cela est un exercice difficile voir périlleux. Il faut être très attentif à la communication posturale du cheval et y répondre de manière adéquate.
Pour être le plus possible en sécurité, il faut passer le licol assez tôt aussi. Si possible. Manhattan étant un cheval manipulé régulièrement, c'est probablement la première chose à faire, après le contact mano-nasal probablement.
Et puis, il faut le masser puis faire en parallèle des exercices de descente et de flexion d'encolure, qu'on associera ensuite à des pivots de hanche, puis décalages d'épaules.
Tout cela sur le mode de "nous sommes amis et bien ensemble".
Après le travail, avant de sortir du box, il faut penser à passer un moment -même bref- pour lui faire une caresse (pas une claque ! Une application de la main,plus ou moins ferme selon le ressenti) le long de l'encolure ou un autre endroit qu'il apprécierait, un contact mano-nasal. Encore mieux, un massage de tout le corps, si il l'accepte, quand il l'acceptera. Et il faudra penser à sortir calmement.
Encore une chose : il faut fonctionner pour lui et non exiger qu'il fonctionne pour vous ...
En dehors de la prise alimentaire, il faut aussi rassurer ce cheval.
Je suppose qu'une thérapie basée sur un abord progressif fonctionnerait très bien :
les détails sont difficiles à expliquer ici car ils dépendent directement des réponses du cheval. Il faut tenter le plus tôt possible le contact mano-nasal, rester neutre, faire beaucoup de pauses pour laisser au cheval le temps d'accepter. Eventuellement ressortir, selon la pression que manifeste le cheval. Si le cheval cherche à charger, il faut éviter de reculer -mouais ! c'est facile la théorie, il faut surtout rester en bonne santé - il faut soit tenter d'ignorer ce comportement indésirable, soit demander la cession, voire le retrait.
Cela est un exercice difficile voir périlleux. Il faut être très attentif à la communication posturale du cheval et y répondre de manière adéquate.
Pour être le plus possible en sécurité, il faut passer le licol assez tôt aussi. Si possible. Manhattan étant un cheval manipulé régulièrement, c'est probablement la première chose à faire, après le contact mano-nasal probablement.
Et puis, il faut le masser puis faire en parallèle des exercices de descente et de flexion d'encolure, qu'on associera ensuite à des pivots de hanche, puis décalages d'épaules.
Tout cela sur le mode de "nous sommes amis et bien ensemble".
Après le travail, avant de sortir du box, il faut penser à passer un moment -même bref- pour lui faire une caresse (pas une claque ! Une application de la main,plus ou moins ferme selon le ressenti) le long de l'encolure ou un autre endroit qu'il apprécierait, un contact mano-nasal. Encore mieux, un massage de tout le corps, si il l'accepte, quand il l'acceptera. Et il faudra penser à sortir calmement.
Encore une chose : il faut fonctionner pour lui et non exiger qu'il fonctionne pour vous ...
une journée au lycée agricole (deuxième partie : Cobalt)
Suite du récit du ma journée au lycée agricole.
Je me retrouve finalement sur la carrière, le micro sur la tête et devant la bouche, avec une jeune fille et son cheval : un grand dadais de cinq ans : Cobalt.
Je me retrouve finalement sur la carrière, le micro sur la tête et devant la bouche, avec une jeune fille et son cheval : un grand dadais de cinq ans : Cobalt.
Cobalt, à peine se tient-il un peu près : il sent beaucoup, réclame un peu de contact physique, beaucoup de contact nasal : normal, c'est un bébé !
A part ça, et qu'il n'y a pas besoin de corriger, il cède à de très légères pression à toutes les demandes.
J'ai beaucoup plus de peine à gérer le micro !
L'intérêt tout de même est que je peux montrer comment ça doit se passer dans le meilleur des cas : reculer, mise à distance facile, pivoter les hanches, pousser les épaules.... Massage de la nuque, il est un peu anxieux tout de même.
Je fais travailler un peu la jeune fille avec son cheval : elle comprend bien, fonctionne juste... c'est un peu facile comme présentation mais c'est bien : ça met en confiance.
J'oublie tout de même de mentionner une chose importante et à laquelle j'aurais très certainement songé en privé : Cobalt est un jeune cheval, très gamin de caractère, empressé de bien faire et ne montrant aucune difficulté particulière. Le risque, avec ce type de cheval -qui est encore un poulain, il le sera jusqu'à ses 7/8 ans- est d'en abuser : "je peux lui demander : il le fait". On a tendance à trop en demander à ces chevaux, alors on les blase, les fatigue, les dégoute, les prive de leur entrain et de leur bonne volonté, on peut même les rendre difficiles...
vendredi 6 avril 2012
A voir ....
je vous invite à aller voir sur équidiawatch cette émission sur l'intelligence du cheval. Ou de la regarder lors d'une éventuelle rediffusion sur Equidia. Elle s'intitule "le cheval : un être intelligent". Je ne l'ai pas encore regardée, mais je sais déjà qu'interviennent Jean-François Pignon, figure du dressage équestre de spectacle et grand Homme de cheval et Marc-Antoine Leblanc, probablement le meilleur vulgarisateur scientifique (ce qui veut dire qu'il met les propos scientifiques à la portée de tout à chacun) en ce qui concerne l'éthologie équestre (j'en profite pour vous recommander un magnifique ouvrage "cheval, qui es-tu")
mercredi 4 avril 2012
Une journée au lycée agricole
J'avais été contactée pour présenter mon travail lors d'une petite manifestation dans un lycée agricole. Quatre jeunes filles avaient un projet de "journée sur le bien être du cheval". J'ai trouvé l'idée excellente et ai donc accepté la proposition.
Seulement voilà, que présenter : mon travail se base sur une discussion avec le propriétaire puis sur une modification de ses comportements, de l'environnement du cheval et sur un éventuel travail avec le cheval lui même. Présenter cela à un public me semblait plutôt compliqué. Je pense alors que la meilleure chose à leur présenter est le travail autour du respect en main qui pose les bases d'une bonne relation homme/ cheval et de l'éducation de l'équidé.
Lorsque j'arrive au lycée, on me demande de choisir parmi les 130 chevaux - ... fichtre ! - un individu intéressant à présenter. Je demande un cheval pas trop grand, plutôt de type poney : ils sont assez souvent plein de mauvaises manière en main, construits en force et bousculants, idéaux donc. Sauf que voilà : j'ai besoin d'un propriétaire ou d'un élève faisant office de propriétaire si je prends un cheval du centre. Pas si simple : on ne sait pas si tel cheval devra travailler l'après midi, la plupart des propriétaires ne sont pas présents...
Tout d'abord, on me mentionne une jument - Intrigue - qu'on ne peut sortir sans selle et filet : elle tire, panique, se sauve. Intéressant mais il faut l'emmener de l'autre côté de la route pour la faire travailler... Trop risqué. On me présente aussi Manhattan qui présente un lourd comportement agressif au box. Intéressant, mais en main, il est OK.
En plus, ces deux troubles comportementaux sont particuliers et du coup ne concernent pas la majorité des personnes présentes. Mais je les garde en réserve : je pourrais en parler pour montrer la façade- disons théorique- de mon métier.
Puisque je le visite, je vais dire un petit mot sur le centre équestre où est installée l'école. D'abord, le cadre est superbe, proche de la forêt. Des chevaux sont au travail, d'autre dans leur boîtes. On peut voir comme dans la majorité des centres quelques gestes maladroits, voire brutaux de certains équitant, pas mal de "ficelles" et de "ferme ta bouche".
Certains de ces boxes sont plutôt bien faits : le contact est possible, ils ne sont pas trop petits, plutôt ouverts sur l'extérieur. Malheureusement une grande partie des boxes sont constitués de manière classique : ce sont des boxes extérieurs, avec volets, murs de séparation jusqu'au toit, des vraies boîtes quoi ! La journée, les volets sont ouverts, les chevaux se voient si il passe la tête par dessus la porte, bon...
Quelques chevaux tiqueurs, mais pas tant qu'on pourrait le craindre : il y a du monde pour s'occuper d'eux donc moins d'ennui, moins de frustrations. Les chevaux que je croise ont en majorité bon oeil, ils sont calmes et sereins, éveillés.
La deuxième bonne surprise est lorsqu'on me présente un cheval en me disant : "c'est un jeune (peut-être même c'est un poulain ?) il a 5 ans" c'est positif : dans de nombreuses structures, les chevaux devant être rentables, on classe assez difficilement un 5 ans parmi les jeunes (donc à préserver) : il faut que ça tourne, que diable !
Une troisième est l'acceptation immédiate lorsqu'il s'agit de mettre un cheval au repos.
Autant pour mes à-prioris négatifs sur les centres équestres (je ne suis pas idiote hein! Je sais que ce n'est pas toujours sombre, mais ça fait du bien de le voir ...)
Enfin voilà la première impression de ce monde équestre : plutôt positif dans l'ensemble...
Seulement voilà, que présenter : mon travail se base sur une discussion avec le propriétaire puis sur une modification de ses comportements, de l'environnement du cheval et sur un éventuel travail avec le cheval lui même. Présenter cela à un public me semblait plutôt compliqué. Je pense alors que la meilleure chose à leur présenter est le travail autour du respect en main qui pose les bases d'une bonne relation homme/ cheval et de l'éducation de l'équidé.
Lorsque j'arrive au lycée, on me demande de choisir parmi les 130 chevaux - ... fichtre ! - un individu intéressant à présenter. Je demande un cheval pas trop grand, plutôt de type poney : ils sont assez souvent plein de mauvaises manière en main, construits en force et bousculants, idéaux donc. Sauf que voilà : j'ai besoin d'un propriétaire ou d'un élève faisant office de propriétaire si je prends un cheval du centre. Pas si simple : on ne sait pas si tel cheval devra travailler l'après midi, la plupart des propriétaires ne sont pas présents...
Tout d'abord, on me mentionne une jument - Intrigue - qu'on ne peut sortir sans selle et filet : elle tire, panique, se sauve. Intéressant mais il faut l'emmener de l'autre côté de la route pour la faire travailler... Trop risqué. On me présente aussi Manhattan qui présente un lourd comportement agressif au box. Intéressant, mais en main, il est OK.
En plus, ces deux troubles comportementaux sont particuliers et du coup ne concernent pas la majorité des personnes présentes. Mais je les garde en réserve : je pourrais en parler pour montrer la façade- disons théorique- de mon métier.
Puisque je le visite, je vais dire un petit mot sur le centre équestre où est installée l'école. D'abord, le cadre est superbe, proche de la forêt. Des chevaux sont au travail, d'autre dans leur boîtes. On peut voir comme dans la majorité des centres quelques gestes maladroits, voire brutaux de certains équitant, pas mal de "ficelles" et de "ferme ta bouche".
Certains de ces boxes sont plutôt bien faits : le contact est possible, ils ne sont pas trop petits, plutôt ouverts sur l'extérieur. Malheureusement une grande partie des boxes sont constitués de manière classique : ce sont des boxes extérieurs, avec volets, murs de séparation jusqu'au toit, des vraies boîtes quoi ! La journée, les volets sont ouverts, les chevaux se voient si il passe la tête par dessus la porte, bon...
Quelques chevaux tiqueurs, mais pas tant qu'on pourrait le craindre : il y a du monde pour s'occuper d'eux donc moins d'ennui, moins de frustrations. Les chevaux que je croise ont en majorité bon oeil, ils sont calmes et sereins, éveillés.
La deuxième bonne surprise est lorsqu'on me présente un cheval en me disant : "c'est un jeune (peut-être même c'est un poulain ?) il a 5 ans" c'est positif : dans de nombreuses structures, les chevaux devant être rentables, on classe assez difficilement un 5 ans parmi les jeunes (donc à préserver) : il faut que ça tourne, que diable !
Une troisième est l'acceptation immédiate lorsqu'il s'agit de mettre un cheval au repos.
Autant pour mes à-prioris négatifs sur les centres équestres (je ne suis pas idiote hein! Je sais que ce n'est pas toujours sombre, mais ça fait du bien de le voir ...)
Enfin voilà la première impression de ce monde équestre : plutôt positif dans l'ensemble...
vendredi 27 janvier 2012
Hadopi, SOPA et compagnie
Les gouvernements de ce que nous appelions le monde libre, mènent une guerre contre ce qu'ils appellent le piratage. Enfin... les gouvernements .... disons plutôt les majors, faisant pression, soudoyant, cajolant ... -que sais-je ?- nos dirigeants.
Tout d'abord, une petite définition : Qu'est-ce que le piratage ?
Je me rappelle, lorsque j'étais petite, une personne de ma connaissance travaillait dans un magasin vidéo, qui louait et vendait des films en cassette (vous savez, ces drôles de boites avec une bande magnétique ! A l'époque on m'apprenait que dans le futur, les films seraient enregistrés sur des petits disques argentés, puis même sur des dorés et qu'on pourrait mettre plein de film sur un seul de ces petits disques... Un rêve merveilleux ! ) Il y avait, dans l'arrière boutique, une petite collection de cassettes piratées : c'était des films qui avaient été recopiés sur d'autre cassette (l'opération était si simple à l'époque ! ) et qui étaient revendues, sous le manteau, à bas prix. C'était interdit bien sûr !
Dans le même temps, j'enregistrais mes émissions favorites sur des cassettes vierges et les gardais soigneusement, que ce soit d'ailleurs, des films ou de la musique. Cela était parfaitement normal et personne, il me semble, ne s'en plaignait ou on ne les écoutait pas. Les copains s'échangeaient des morceaux de musiques, la culture circulait alors librement...
Le pirate est un voleur : il prend ce qui ne lui appartient pas et le revend. Pire encore : le pirate saborde, autrefois il coulait les vaisseaux ou s'en emparait (allons ! vous connaissez Pirates des Caraïbes !). Un pirate informatique (hacker en anglais), est un individu -de génie- capable de saborder un ordinateur et d'en prendre le contrôle ou d'en explorer tous les recoins secrets. Dans les séries américaines, il y a plusieurs exemple de ces génies bien sympathiques qui sauvent le monde en piratant les serveurs du FBI... Dans le monde réel, si ils sont mal intentionnés (et soyons logique, ils le sont souvent) ils peuvent déclencher des catastrophes !
Pensez-vous que le petit gars qui enregistre une série à la télé, ou même recopie un DVD soit dangereux ? Soit assimilable à ces pirates théoriquement capable de déclencher une guerre nucléaire ?
D'accord, le petit gars, une fois qu'il a recopié, il prête, enfin il donne, à ses copains. D'accord, avec internet ses copains sont des milliers ... et il ne les connait même pas !
Alors, forcément, il y a un manque à gagner !
Phénoménal selon certains (les majors, bien sûr..) Pas tant que ça ! Rétorqueront ceux qui sont de bonne foie ! Ben oui : achèterait-on autant que l'on télécharge ? Bien sûr que non !
Et on dit que cela met la culture en danger ! J'me marre ! ... Jaune !
L'argument est le suivant : si l'on partage (remarquez comment ce joli mot, que l'on apprend à respecter en maternelle, devient vilain selon ceux qui l'emploient !) et si l'on télécharge, les artistes (eux, vraiment ?) n'auront plus de quoi vivre et il n'y aura plus de musique, de film bref il n'y aura plus de Culture...
Ben oui, j'exagère, mais eux aussi ! Reste que grâce à internet, de nombreux individus regardent, écoutent des choses dont ils n'entendraient même pas parler, ou qui leur resterait inaccessible. Le partage, c'est la propagation de la Culture.
Cependant les artistes méritent d'être rétribués, c'est normal, ils produisent un travail.
A cause de cela (enfin, c'est ce qu'ils disent) ils inventent des procédures de restrictions, de plus en plus invasives et arbitraires, méprisant la liberté individuelle, prônant le tout contrôle de certaines industries sur internet et donc sur nous. Leur volonté est de retenir à tout prix un pouvoir qui leur échappe, de maintenir un mode économique et social obsolète, quitte à faire un retours drastique au temps féodaux et à la gabelle.
Pourtant, la solution est simple, et elle a déjà été trouvée : la licence globale : une petite part de nos abonnements internet devrait être reversée aux artistes, proportionnellement aux téléchargements. D'autre part, une partie de ce que rapporte la publicité sur les sites de téléchargement doit aussi leur revenir.
Ah, mais oui ! J'ai parler de préserver les artistes et la Culture ! Pas les majors !
Tout d'abord, une petite définition : Qu'est-ce que le piratage ?
Je me rappelle, lorsque j'étais petite, une personne de ma connaissance travaillait dans un magasin vidéo, qui louait et vendait des films en cassette (vous savez, ces drôles de boites avec une bande magnétique ! A l'époque on m'apprenait que dans le futur, les films seraient enregistrés sur des petits disques argentés, puis même sur des dorés et qu'on pourrait mettre plein de film sur un seul de ces petits disques... Un rêve merveilleux ! ) Il y avait, dans l'arrière boutique, une petite collection de cassettes piratées : c'était des films qui avaient été recopiés sur d'autre cassette (l'opération était si simple à l'époque ! ) et qui étaient revendues, sous le manteau, à bas prix. C'était interdit bien sûr !
Dans le même temps, j'enregistrais mes émissions favorites sur des cassettes vierges et les gardais soigneusement, que ce soit d'ailleurs, des films ou de la musique. Cela était parfaitement normal et personne, il me semble, ne s'en plaignait ou on ne les écoutait pas. Les copains s'échangeaient des morceaux de musiques, la culture circulait alors librement...
Le pirate est un voleur : il prend ce qui ne lui appartient pas et le revend. Pire encore : le pirate saborde, autrefois il coulait les vaisseaux ou s'en emparait (allons ! vous connaissez Pirates des Caraïbes !). Un pirate informatique (hacker en anglais), est un individu -de génie- capable de saborder un ordinateur et d'en prendre le contrôle ou d'en explorer tous les recoins secrets. Dans les séries américaines, il y a plusieurs exemple de ces génies bien sympathiques qui sauvent le monde en piratant les serveurs du FBI... Dans le monde réel, si ils sont mal intentionnés (et soyons logique, ils le sont souvent) ils peuvent déclencher des catastrophes !
Pensez-vous que le petit gars qui enregistre une série à la télé, ou même recopie un DVD soit dangereux ? Soit assimilable à ces pirates théoriquement capable de déclencher une guerre nucléaire ?
D'accord, le petit gars, une fois qu'il a recopié, il prête, enfin il donne, à ses copains. D'accord, avec internet ses copains sont des milliers ... et il ne les connait même pas !
Alors, forcément, il y a un manque à gagner !
Phénoménal selon certains (les majors, bien sûr..) Pas tant que ça ! Rétorqueront ceux qui sont de bonne foie ! Ben oui : achèterait-on autant que l'on télécharge ? Bien sûr que non !
Et on dit que cela met la culture en danger ! J'me marre ! ... Jaune !
L'argument est le suivant : si l'on partage (remarquez comment ce joli mot, que l'on apprend à respecter en maternelle, devient vilain selon ceux qui l'emploient !) et si l'on télécharge, les artistes (eux, vraiment ?) n'auront plus de quoi vivre et il n'y aura plus de musique, de film bref il n'y aura plus de Culture...
Ici, un petit aparté s'impose :
On considère donc les partageurs comme danger pour la culture, les majors en étant les garants. Sachez tout de même que la plupart des musiques, des films, des séries sont testés, formatés pour plaire au plus grand nombre car c'est vendre au maximum. Quelques petites merveilles sont ainsi écartées à cause d'originalités, de réflexion trop poussée etc... Attention de très bonnes choses survivent tout de même, et des mauvaises sont évincées mais on ne peut pas dire dans ces conditions que la sauvegarde des artistes, de la diversité, bref de la Culture est la priorité des Majors... !
Bref, reprenons : si l'on télécharge, plus de culture ; si l'on ne télécharge pas on achète et la Culture est sauvée (mouaif, disons un petit bout ...). Ben oui mais non ! je l'ai déjà dit plus haut on n'achèterait pas tout ce qu'on télécharge où trouverait-on les moyens ? Donc on regarde moins, on écoute moins, les copains ne disent pas "Tu connais ça ?" "Tiens, regarde ceci, tu verras.." ... on a moins de Culture. Des artistes restent dans l'ombre, ils dépérissent ... Plus de partage, plus de Culture...Ben oui, j'exagère, mais eux aussi ! Reste que grâce à internet, de nombreux individus regardent, écoutent des choses dont ils n'entendraient même pas parler, ou qui leur resterait inaccessible. Le partage, c'est la propagation de la Culture.
Cependant les artistes méritent d'être rétribués, c'est normal, ils produisent un travail.
A cause de cela (enfin, c'est ce qu'ils disent) ils inventent des procédures de restrictions, de plus en plus invasives et arbitraires, méprisant la liberté individuelle, prônant le tout contrôle de certaines industries sur internet et donc sur nous. Leur volonté est de retenir à tout prix un pouvoir qui leur échappe, de maintenir un mode économique et social obsolète, quitte à faire un retours drastique au temps féodaux et à la gabelle.
Pourtant, la solution est simple, et elle a déjà été trouvée : la licence globale : une petite part de nos abonnements internet devrait être reversée aux artistes, proportionnellement aux téléchargements. D'autre part, une partie de ce que rapporte la publicité sur les sites de téléchargement doit aussi leur revenir.
Encore un petit aparté :
Cela existe déjà en quelque sorte : la redevance sur les CD et autres disques durs où vous enregistrez votre travail personnel et vos photos : vous payez pour quelque chose que vous ne faites pas, puisque c'est interdit !
Retournons à notre solution : La licence globale et la publicité permettant de payer proportionnellement et donc équitablement les artistes, permettrait à la culture de continuer de se rependre, préserverait les artistes et peut-être leur donnant plus de liberté, plus d'opportunité de percer, favorisait une réelle diversité culturelle.Ah, mais oui ! J'ai parler de préserver les artistes et la Culture ! Pas les majors !
mardi 24 janvier 2012
La cravache
C'est très bien, on aime le cheval et on s'offusque de tout ce qui semble pouvoir lui faire mal. Néanmoins, il ne faut pas tomber dans les excès, comme ceux qui poussent les hauts-cris dès qu'il est question de cravache. Bien sûr des brutes parviennent à provoquer des hématomes voire à ouvrir le cheval ; avec ou sans cravache, un mauvais homme de cheval est un mauvais homme de cheval ; il n'est pas utile d'épiloguer.
Tout d'abord, mettons les choses au clair et les points sur les i :
Un cheval pèse en moyenne 500kg et il a une certaine volonté, voire une volonté certaine. Dans la mesure du possible, il doit vous obéir et dans tous les cas respecter votre espace. Si la cravache est très rarement un bon moyen de se faire obéir, il permet de se faire respecter (au sens équin du terme c'est-à-dire préserver notre espace, faire céder la place). Un coup de cravache est pour le cheval associable à une morsure ou à un coup de pied.
Le "pousse-toi de là" ordonné par la cravache à pied est transposable à cheval pour réaliser une leçon de jambe.
Que ce passe-t-il si, dans ce cas là, on refuse d'utiliser une cravache ?
Dans un premier temps, le cavalier touche de la jambe - le cheval ne réagit pas - alors, il serre la jambe - le cheval ne réagit pas - il donne un coup de talons - le cheval ne réagit pas - il donne des coups de talons de plus en plus fort, en serrant de plus en plus ses jambes, se faisant il gigote, s'agite, se secoue sur la selle et le dos du cheval. A partir d'un moment qui dépend de la sensibilité du cheval, celui-ci, même si il le souhaite, ne peut plus obéir : la pression des jambes le gène pour respirer et l'empêche de passer (porte fermée qui l'enserre, les chevaux qui n'ont pas vaincu leur claustrophobie paniquent) Les coups de talons lui coupent violemment le souffle et lui font mal (imaginez des coups, même relativement légers, dans les côtes !) votre poids sur le dos le déstabilise et empêche le mouvement musculaire d'autant plus que l'équidé durcit ses dorsaux pour résister à la douleur que vous infligez à sa colonne.
Résultat, le cheval n'avance pas ou mal et il avancera de moins en moins et vous lui faites mal, vous le brutalisez.
Que se passe-t-il si vous utilisez la cravache ?
Vous touchez de la jambe - le cheval ne réagit pas - vous posez la cravache derrière la jambe - le cheval ne réagit pas -vous mettez un petit coup sec - le cheval ne réagit pas - vous mettez alors un coup un peu plus fort, ou, généralement plus efficace, vous multipliez les coups secs, selon un rythme bien précis. Le cheval fini toujours par céder à ce stimulis : c'est désagréable voir fait mal et l'oriente vers l'avant puisque ça vient de l'arrière (certains irréductibles, surtout ceux qui ont été blasés par des demandes inappropriées, des corrections irréfléchies, n'y cèdent pas et alors c'est toute une rééducation et un réapprentissage à faire.) Votre poids est resté stable (raisonnablement) les poumons, le plexus du cheval ne sont pas crispées, les côtes sont libres, la douleur provoquée par la cravache concerne la peau et ne dure pas et n'entrave pas le mouvement. Le cheval est libre d'exhausser la demande.
Si, dès qu'il s'exécute il est abondamment récompensé, il sautera de plus en plus vite à la conclusion et si l'effleurement de la jambe ne suffit pas, le toucher voire le montrer de la gaule l'enlèvera.
Conclusion, dans ce cas, il est d'avantage barbare de ne pas utiliser la cravache que de l'utiliser.
Mais la cravache est moins utile dans le fait de taper qu'elle montre et qu'elle oriente. Très utile dans le travail à pied, elle permet de remplacer la jambe, de pousser et même d'aspirer les hanches. Elle permet de toucher aux antérieurs pour demander la jambette etc....
Pour faire monter dans un van elle peut orienter la direction des hanches, demander le mouvement en avant...
Elle permet de faire la transition d'un premier apprentissage d'un mouvement à pied vers un travail monté.
Mais cela ne s'improvise pas : il faut apprendre au cheval ce que signifie la cravache, lui apprendre à la respecter mais à ne pas en avoir peur. Sinon, il a des réactions de surprise, d'incompréhension et la cravache perd sa dimension d'outil pour effectivement devenir un instrument de torture.
La cravache n'est pas un instrument barbare, c'est un outil. L'homme, lui peut être : cruel, brutal, inconscient, ignorant ...
Tout d'abord, mettons les choses au clair et les points sur les i :
Un cheval pèse en moyenne 500kg et il a une certaine volonté, voire une volonté certaine. Dans la mesure du possible, il doit vous obéir et dans tous les cas respecter votre espace. Si la cravache est très rarement un bon moyen de se faire obéir, il permet de se faire respecter (au sens équin du terme c'est-à-dire préserver notre espace, faire céder la place). Un coup de cravache est pour le cheval associable à une morsure ou à un coup de pied.
Le "pousse-toi de là" ordonné par la cravache à pied est transposable à cheval pour réaliser une leçon de jambe.
Que ce passe-t-il si, dans ce cas là, on refuse d'utiliser une cravache ?
Dans un premier temps, le cavalier touche de la jambe - le cheval ne réagit pas - alors, il serre la jambe - le cheval ne réagit pas - il donne un coup de talons - le cheval ne réagit pas - il donne des coups de talons de plus en plus fort, en serrant de plus en plus ses jambes, se faisant il gigote, s'agite, se secoue sur la selle et le dos du cheval. A partir d'un moment qui dépend de la sensibilité du cheval, celui-ci, même si il le souhaite, ne peut plus obéir : la pression des jambes le gène pour respirer et l'empêche de passer (porte fermée qui l'enserre, les chevaux qui n'ont pas vaincu leur claustrophobie paniquent) Les coups de talons lui coupent violemment le souffle et lui font mal (imaginez des coups, même relativement légers, dans les côtes !) votre poids sur le dos le déstabilise et empêche le mouvement musculaire d'autant plus que l'équidé durcit ses dorsaux pour résister à la douleur que vous infligez à sa colonne.
Résultat, le cheval n'avance pas ou mal et il avancera de moins en moins et vous lui faites mal, vous le brutalisez.
Que se passe-t-il si vous utilisez la cravache ?
Vous touchez de la jambe - le cheval ne réagit pas - vous posez la cravache derrière la jambe - le cheval ne réagit pas -vous mettez un petit coup sec - le cheval ne réagit pas - vous mettez alors un coup un peu plus fort, ou, généralement plus efficace, vous multipliez les coups secs, selon un rythme bien précis. Le cheval fini toujours par céder à ce stimulis : c'est désagréable voir fait mal et l'oriente vers l'avant puisque ça vient de l'arrière (certains irréductibles, surtout ceux qui ont été blasés par des demandes inappropriées, des corrections irréfléchies, n'y cèdent pas et alors c'est toute une rééducation et un réapprentissage à faire.) Votre poids est resté stable (raisonnablement) les poumons, le plexus du cheval ne sont pas crispées, les côtes sont libres, la douleur provoquée par la cravache concerne la peau et ne dure pas et n'entrave pas le mouvement. Le cheval est libre d'exhausser la demande.
Si, dès qu'il s'exécute il est abondamment récompensé, il sautera de plus en plus vite à la conclusion et si l'effleurement de la jambe ne suffit pas, le toucher voire le montrer de la gaule l'enlèvera.
Conclusion, dans ce cas, il est d'avantage barbare de ne pas utiliser la cravache que de l'utiliser.
Mais la cravache est moins utile dans le fait de taper qu'elle montre et qu'elle oriente. Très utile dans le travail à pied, elle permet de remplacer la jambe, de pousser et même d'aspirer les hanches. Elle permet de toucher aux antérieurs pour demander la jambette etc....
Pour faire monter dans un van elle peut orienter la direction des hanches, demander le mouvement en avant...
Elle permet de faire la transition d'un premier apprentissage d'un mouvement à pied vers un travail monté.
Mais cela ne s'improvise pas : il faut apprendre au cheval ce que signifie la cravache, lui apprendre à la respecter mais à ne pas en avoir peur. Sinon, il a des réactions de surprise, d'incompréhension et la cravache perd sa dimension d'outil pour effectivement devenir un instrument de torture.
La cravache n'est pas un instrument barbare, c'est un outil. L'homme, lui peut être : cruel, brutal, inconscient, ignorant ...
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